Brazzaville, le 21 octobre 2026

Sous le haut patronage du Dr Édouard NDINGA, Inspecteur général de la Santé, représentant officiellement le ministre de la Santé et de la Population, le professeur Jean-Rosaire IBARA, l’atelier d’élaboration de la feuille de route pour le renforcement du système de sécurité sanitaire des aliments en République du Congo a été officiellement lancé le 21 octobre 2026, au siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à Brazzaville. Les travaux se poursuivent jusqu’au 23 octobre.
Cette rencontre strategie réunit des acteurs institutionnels, scientifiques et réglementaires mobilisés autour d’un enjeu majeur de santé publique: garantir que les aliments mis à la disposition des populations répondent aux exigences de sécurité et de qualité. Elle s’inscrit dans le cadre de la Stratégie mondiale de l’OMS pour la sécurité sanitaire des aliments 2022-2030, ainsi que de son cadre de mise en œuvre dans la Région africaine.
Au cœur des travaux figure l’utilisation de l’outil d’élaboration de feuille de route de l’OMS et de l’Initiative pour la sécurité sanitaire des aliments (SFI), fondé sur la Stratégie mondiale 2022-2030. Cette démarche vise à dépasser les initiatives dispersées pour construire un plan d’action national cohérent, durable, fondé sur les données scientifiques et porté par une coordination intersectorielle.
La première phase de l’atelier a été consacrée aux présentations des institutions concernées, qui ont exposé leurs missions, les progrès accomplis et les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs responsabilités.

L’Inspection générale de la Santé a présenté l’organisation du ministère de la Santé et de la Population ainsi que les missions et les synergies entre les directions engagées dans la gouvernance et le contrôle sanitaires.

Le Laboratoire national de santé publique (LNSP) a mis en avant le travail d’analyse microbiologique réalisé par ses équipes, tout en soulignant les contraintes matérielles, technologiques et logistiques auxquelles il fait face.
De son côté, le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche a relevé plusieurs vulnérabilités en amont de la chaîne alimentaire, notamment en matière de contrôle sanitaire des animaux, d’infrastructures d’abattage conformes aux normes et d’encadrement réglementaire.
L’Agence congolaise de normalisation et de la qualité (ACONOQ) a insisté sur la nécessité de structurer et de dynamiser un point focal national du Codex Alimentarius, afin de contribuer à l’harmonisation des normes alimentaires.
Enfin, les experts de l’Université Marien Ngouabi ont apporté un éclairage scientifique sur les causes récurrentes des non-conformités observées dans les résultats des analyses microbiologiques.
Les échanges ont permis de dégager un diagnostic commun autour de deux défis majeurs.
Le premier concerne l’insuffisance de coordination nationale entre les secteurs concernés notamment la Santé, l’Agriculture, le Commerce et l’Industrie qui peut entraîner un cloisonnement des interventions et une utilisation peu optimale des ressources.
Le second porte sur l’insuffisance, l’absence ou l’obsolescence de certains textes législatifs et réglementaires, qui complique la répartition des responsabilités de contrôle et l’application de sanctions en cas d’infraction.
Face à ces constats, les participants travaillent à la co-construction d’une feuille de route pragmatique et inclusive, définissant des priorités, des responsabilités et des actions coordonnées.
L’ambition est notamment de moderniser le cadre juridique, de renforcer les capacités des laboratoires de contrôle, de favoriser leur interconnexion, de développer des infrastructures adaptées et de mettre en place une gouvernance intersectorielle plus efficace et transparente.
À travers cette initiative, le ministère de la Santé et de la Population entend contribuer à la consolidation d’un système national de sécurité sanitaire des aliments capable de prévenir les risques, de mieux protéger les consommateurs et de soutenir la souveraineté alimentaire.
La mobilisation conjointe des administrations, des institutions scientifiques et des partenaires demeure essentielle pour transformer les recommandations de l’atelier en actions concrètes et durables.
La sécurité sanitaire des aliments est une responsabilité collective. La protection de la santé des populations exige une vigilance permanente, des contrôles adaptés et une coopération étroite entre tous les acteurs de la chaîne alimentaire.
Les travaux de cet atelier prendront fin ce 23 octobre 2026.




